Ségo à gogo... c'est trop !
Posté le 17.11.2006 par snoopenactu

La victoire de Ségolène Royal jeudi soir, avec plus de 60% des voix ne laisse augurer rien de bon quant à l’avenir des Français. Non seulement la politique incarnée par la Présidente de la Région Poitou-Charentes, calquée sur le modèle populiste-Sarkozyste, révolutionne la rhétorique du genre dans des proportions et des formes alarmantes. Mais en outre, la campagne au sein du PS fut à la fois parodique, ubuesque, pernicieuse, nauséabonde et délétère. Tout un programme en somme.
le bénéfice du doute
Certes, il y a quelques mois, Ségolène a bien normalement hérité d’un bénéfice du doute. D’autant que ses adversaires, aussi bien externes qu’internes, ne se sont pas gênés pour critiquer la moindre de ses positions… ou de ses « anti-positions » tant on lui a reproché son manque de programme. L’affaire des jeunes délinquants destinés à un « encadrement militaire » fut déformée et monté een épingle pour dénoncer une dérive de droite. Comme si une femme de gauche ne pouvait évoquer ce genre de sujet. Un hors sujet, selon ses adversaires ; un vrai débat pour les autres.
les masques tombent
Mais petit à petit, le masque de Ségolène s’est subrepticement effacé. En filigrane. Sans vouloir évoquer le moindre soupçon. Il faut dire que la victorieuse des primaires du PS n’harangue pas les foules au sens Sarkozyste du terme : point de diatribe manichéenne, de condamnation purement rhétorique (qui peut accepter que la « pauvre petite vieille » se fasse « tirer son sac », Nicolas ???!!!), ou encore de déclarations « choc » kärchérisantes.
La Star'ac de l'Elysée
Toutefois, les propositions de la désormais candidate au premier poste du pays, après s’être faites attendre, ont oscillé entre la salade mixte de la pensée de comptoir, scrupuleusement compilée sur son site, Désir d’avenir, et l’indigeste boustifaille populiste, qui lui a fait dire le sinistre mais non moins fameux « mon opinion est celle du peuple français ». La démocratie participative à laquelle elle est tant attachée s’est donc métamorphosée en complaisant référendum permanent : « Tapez 1 pour dire les profs sont feignants. Tapez 2 pour dire qu’ils travaillent suffisamment. Tapez 3 pour vous rallier à la majorité de ceux qui auront répondu. » Assurément, Ségolène a tapé 3. Nos respectables énarques seraient-ils devenus les Nikos Aliagas de la vie du citoyen ? Notre République est-elle digne de cette Star-académisation de la politique ?
Ironie du sort ?
Pourtant en pleine euphorie, Ségolène faillit voir son destin sceller dans une invraisemblable ironie du sort, de celle que l’on retrouve dans les plus mauvais téléfilms : sortie d’un fumier douteux, une vidéo montra, voilà dix jours, une Ségolène, hautaine, péremptoire et insultante à l’égard des enseignants, qui selon ses propos, regrettait que le trop nombreux temps libre dont il disposaient n’était pas employé à aider les enfants en difficulté dans l’enceinte des écoles publiques, mais fructifié sous la houlette mercantile d’Acadomia. L’arroseur arrosé venait de découvrir, en l’espace d’un instant, que les jurys populaires n’étaient finalement pas une si bonne idée que cela.
La contre-attaque... décisive : vous n'êtes que des méchants !
Craignant la vindicte populaire, après avoir surfé sur la vague populiste, Ségolène ne désarma pas. Et tout comme elle avait emprunté au plus controversé des candidats de la cinquième république, Jean-Marie pour les intimes, la rhétorique démagogique et populiste, fondée sur le « bon sens populaire », elle lui escroqua sa marque de fabrique, celle qui le propulsa contre toute attente au second tour de l’élection présidentielle en 2002 : la victimisation. Le joyau venait changer de propriétaire. Royal. Ainsi elle termina sa campagne comme elle l’avait débutée il y a quelques mois : en taxant de machistes, tous ceux qui ne voulaient pas d’elle. Touché – coulé.
La voilà maintenant face à son plus grand défi, de ceux qui font les grandes carrières : gagner la présidence de la France, avec, cerise sur le gâteau, l’honneur d’être la première femme à obtenir ce poste. Que la manière soit suspecte et artificielle ne change rien pour elle. La fin justifie mes moyens. Et l’éthique ? La politique ? La réflexion ? Elles sont bien malades, croyez-les…
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pays de merde
Posté par
Big Shack Daddy le 22.03.2007
Sérieux il n'y a plus de quoi être fier d'être français vu les dettes de l'Etat. Je parle même pas du système éducatifs trop pourris avec des profs qui se prenne pour je ne sais quoi alors qu'ils ne savent rien. on critique toujours les USA mais quand on regarde de plus près c'st de nous que l'on devrait se moquer. Beaucoup de pays doivent bien rire de nous. Enfin bon on n'y changera rien un pays dirigé par des merdes et qui le sera encore en mai par de nouvelles merde restera un pays de merde.
Arretons de critiquer les enseignants
Posté par
mathiva le 05.04.2007
J'ai 23 ans, je suis encore étudiante,et je passe en ce moment le capes, pour devenir professeur, afin de transmettre mes connaissances, éduquer des jeunes gens qui en auront besoin , et canaliser mon énergie(car il en faudra) pour réaliser ce métier convenablement. Quelle profession exercez vous pour vous permettre d'en juger une dont VOUS ne connaissez rien?
Savez vous ce qu'est de s'impliquer dans un concours tel que le capes,avec acharnement, pour tenter d'être utile à l'avenir des jeunes?
De quel droit vous permettez vous d'assassiner un métier qui demande une énergie constante, du matin au soir, à l'école comme à la maison, car ce métier de CEUX "qui se prennent pour je ne sais quoi" comme vous dites si bien, est une des VOCATIONS les plus passionnantes, mais aussi un des plus difficiles à vivre.
Les 20 heures de cours hebdomadaires que le monde critique couvrent habilement aux yeux des francais les heures de préparation, de correction, et d'implication dans la vie des élèves, car IL EXISTE, comme dans toutes professions, des de confiance, et travailleuses.
Quant aux organismes tels qu'Acadomia, critiqués par Mme Royal, permettez moi de vous dire qu'ils me permettent de travailler, d'avoir un salaire, en attendant d'obtenir une éventuelle titularisation. Ces organismes de soutien scolaire créent des emplois. Certes, ils impliquent un soutien payant; cependant les demandes d'aide foisonnent, c'est donc que de nombreuses familles se permettent de donner des chances de reussite à leurs enfants, et croyez moi ce ne sont pas forcément les plus aisées.